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Les miellats ont 2 origines. Ils peuvent provenir de la sudation
de certaines feuilles. Dans les Vosges, on les retrouve sur quelques
feuillus épars et sur les plantes de talus comme les ronces. C’est
cette substance sucrée que les abeilles récoltent. Sur les conifères,
les miellats n'apparaissent pas par sudation, mais sont l’œuvre
de certains pucerons, qui en se nourrissant de la résine des sapins,
sécrètent des substances sucrées récoltées par l’abeille.
L’abeille,
dont le nom vient du latin Apis Mellifica, « mouche à miel », fait
partie des insectes sociaux de la classe des hyménoptères. L’habitat
le plus fréquent des abeilles est aujourd’hui la ruche, sorte de
caisse en bois comportant une dizaine de rayons d’alvéoles de cire.
Chaque ruche abrite une colonie constituée d’une seule reine, de
40 000 à 60 000 ouvrières et de quelques centaines à 1 ou 2 milliers
de mâles nommés Faux bourdons. L’abeille seule n’est rien. Il
faut considérer l’ensemble de la population d’une ruche qui est
appelé par l’apiculteur l’ « essaim », la « grappe » ou encore la
« colonie ». Chaque abeille trouve dans cette société un rôle bien
défini ci qui rend ce monde particulièrement bien organisé. Le nombre
des résidentes d’une ruche ne paraît plus si grand lorsque l’on
sait qu’un gramme de miel représente plus de 7500 fleurs butinées,
et que la récolte d’un kilo de miel, si la source de nectar se trouve
à1,5 kilomètres, représente 400 000 kilomètres, soit la distance
entre la Terre et la Lune.
Enfin, il faut savoir qu’en France,
il existe environ 1,2 million de colonies d’abeilles pour 40 à 50
millions dans le monde. On recense 50 000 apiculteurs Français,
mais 100 000 possèderaient des ruches. La production de miel moyenne
annuelle en France s’élève à 13 000 tonnes.
L’abeille est
souvent perçue d’abord comme une productrice de miel. Mais son rôle
est bien plus précieux. Ils s‘agit de la pollinisation d’un très
grand nombre d’espèces végétales, et donc du maintien de la richesse
de la flore et de l’équilibre écologique global qui lui est lié,
ainsi que du niveau de production de certains secteurs agricoles,
tels que l’arboriculture, les cultures d’oléagineux, de protéagineux.
Sans
parler des fleurs sauvages, dont 86% des variété forestières dépendent
de l’abeille. Une étude de l’INRA indique que les travaux de la
fécondation entomophile, dont l’abeille est le principal agent,
sont, pour le colza de 10%, la féverole de 30% à 40%, le pommier
de 70€, les petits fruits de 100%. Autant dire que l’importance
d’Apis mellifica est considérable.
Autrefois, les fermes
ne possédant aucune ruche étaient une minorité. Malheureusement,
aujourd’hui, la couverture pollinique minimale estimée à 2 ruches
par kilomètre carré n’est plus assurée. |